Politique

Macron : le renouveau politique avec 50 ans de retard

L’opportuniste de Dutronc porte un nom, il s’appelle Macron

Un Opportuniste sur le fond

Quand on évoque la campagne d’Emmanuelle MACRON, difficile de ne pas penser au tube du chanteur des années yéyé.

Le candidat d' »En Marche » se présente comme n’étant ni de gauche, ni de droite ; ou plutôt il est de gauche et de droite tout comme l’opportuniste de la chanson qui est pour le communisme, le capitalisme et le socialisme.

Lorsque Jacques Dutronc chantait :
« Je crie vive la révolution !
Je crie vive les institutions
Je crie vive les manifestations
Je crie vive la collaboration ! »
M. Macron publie un livre qui s’appelle « Révolution », tout en louant les vertus des Institutions ; il soutient le mariage gay tout en soutenant les opposants à cette loi dont il déplore « l’humiliation ».
Il fait surgir d’on ne sait où et spontanément un débat sur la colonisation où il s’en fait à la fois le défenseur et le détracteur.
Celui qui prétend vouloir dépasser les clivages, ne fait finalement rien de plus que de la démagogie, retournant sa veste toujours du bon coté, appuyé par une presse complaisante qui voit en chacune de ses pirouettes, une volonté de dépasser le vilain clivage gauche-droite qui serait responsable de tout les maux du pays.

Un Opportuniste sur la forme

Si Macron sait faire preuve d’opportunisme dans sa campagne dans le fond, on peut en dire autant sur sa manière de s’ériger aujourd’hui comme un présidentiable.

Rappelons un peu d’où l’on vient : après 17 ans de droite et un mandat rugueux de Nicolas Sarkozy, les français aspirent à la gauche, au changement coute que coute.

Que ce soit DSK, Hollande, ou une hypothétique chèvre estampillée PS, peut importe du moment que Sarkozy soit battu.

Il n’y a guère que la primaire socialiste de 2011 qui donne des informations pertinentes sur l’état d’esprit du « peuple de gauche ».

Une grosse participation témoigne de l’envie d’alternance, tout comme le faible score de Mme Royale jugée responsable de la défaite de 2007 ; le faible score Manuel Valls et la percée d’Arnaud Montebourg montrent bien que le peuple de Gauche veut un parti de gauche à gauche et qu’il n’adhère pas aux théories sociaux-démocrates-libérales-communistes-capitalistes-gloubiboulga.

C’est dans ce contexte que François Hollande parvient à prendre le parti en enfumant les électeurs de gauche pour leur servir un programme de droite causant sa propre perte.

L’Opportuniste Hollande pense à sa réélection en nommant un Valls de droite estampillé PS.

L’Opportuniste Valls pense à son propre avenir en mimant Sarkozy avec son étiquette PS.

C’est dans ce contexte brouillé, que les deux hommes vont se heurter à plus opportuniste qu’eux encore : Emmanuelle Macron

Ministre de l’économie pour un gouvernement de gauche, portant des mesures de droite ; mélange improbable rendu possible par le flou savamment orchestré par les deux « requins-clown » à la tête de L’État.

Macron trahit Hollande, puis Valls, en démissionnant deux ans après sa nomination (Un poste de ministre de l’économie ne lui suffisant pas pour réformer le pays – président sinon rien).

Macron piège Bayrou en lui volant la vedette au centre (« Macron l’idéaliste » n’ayant jamais cherché à rejoindre le MODEM, ni l’UDI – président sinon rien)

Macron coince la droite en les poussant vers l’extrême droite. Difficile en effet de faire campagne à droite sans être ringardisé par l' »homme de tous les partis, le roi des convertis » – comme dirait Dutronc.

Un Opportuniste au fond

Assommé par une campagne médiatique complaisante, difficile de passer à coté du phénomène Macron – la Macronmania, donnant l’impression que tout ce qu’il dit, tout ce qu’il propose est bien et quand bien même il tient des propos critiquables, de toute façon il proposera l’inverse le lendemain.

Jacques Dutronc nous avait mis en garde contre l’opportunisme politique dans sa chanson en 1969 ; Emmanuelle Macron a retrouvé la partition et compte bien nous jouer du pipeau pour servir ses intérêts.

Profitant de la défiance à l’égard des partis traditionnels ; nourri par la peur absolue de voir le Front National au pouvoir ; Macron trace son chemin faisant fit de la cohérence et d’une quelconque vision idéologique pour le pays.

Ce qui compte pour lui c’est d’être élu président de la République, et à défaut de résoudre les problèmes de nos concitoyens : il leur témoignera tout son amour et sa gratitude pour être tombé dans le panneau.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s