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A force d’être « En Marche », Macron chope des ampoules

Dommage que celles ci ne soient pas éclairées.

J-18 avant le premier tour de la présidentielle et quel instant magique pour l’humble blogueur que je suis, de voir ses prédictions se concrétiser : Macron ne sera pas le futur prochain président de la république.

Bien sur la partie n’est pas encore finie, néanmoins il faut se rendre à l’évidence : il y a un essoufflement dans la campagne de Macron, et ça même les médias classiques n’arrivent plus à le cacher. (-2 % dans les sondages)

Une longue marche qui commence par un faux départ.

Le problème majeur d’Emmanuel Macron c’est qu’à aucun moment il n’a su saisir quelles étaient les aspirations et les préoccupations réelles des français.

Ce dernier a beau avoir parcouru toute la France pour essayer d’en saisir l’essence, il s’est arrêté à la surface des choses. Cette fameuse phrase que nous avons tous entendu un jour « Y en marre de la Gauche et de la Droite, c’est tous les même ! ».

Évidemment en partant de ce constat et de cette phrase qu’il a du entendre des centaines de fois, le candidat d’En Marche s’est engouffré dans la voie sans issue du centre consistant à se présenter comme une sorte de compromis ni gauche – ni droite.

Une approche un peu candide de la politique qui consiste à croire qu’il suffisait de rassembler tout le monde pour pouvoir gouverner ensemble dans le compromis.

Cela revient à croire que le destin Français est une ligne droite, toute tracée et jonchée d’obstacles comme les syndicats, les politiques, les lobbies qui bloquent les réformes par pur plaisir sadique.

Macron veut sauter par dessus ses obstacles pour tracer son chemin ! Sauf que même avec beaucoup d’élan, quand on se contente de marcher on finit par se prendre les pieds dans les haies.

C’est pas le tout de marcher, encore faut il savoir où l’on va.

Si beaucoup de français s’accordent pour dire qu’il y en a marre de la gauche et la droite ; c’est surtout car aucun des deux camps n’a réussi à résoudre deux problèmes antinomiques majeurs : La dette et la précarité (version très résumé).

Or, c’est en mettant l’accent sur l’un ou l’autre de ces problèmes qu’on obtient le fameux clivage gauche droite tant décrié. Sauf que Macron ne cherche à résoudre ni l’un, ni l’autre !

Évidemment dans une période de pré-campagne il est toujours facile de reprocher le coté trop rigoureux de la droite ou trop bien pensant de la gauche… après tout les gens sont loin d’être bêtes, ils savent pertinemment qu’on ne peut pas « arroser » tout le monde d’aides sociales, et dans le même temps c’est trop facile de supprimer les services publiques en saignant les classes populaires. Mais quand arrive le temps de la campagne il y a bien un moment où le peuple est amené à faire un choix.

Situation d’urgence sociale ? Ou bien crise financière ? Redresser l’économie du pays ou bien s’occuper de l’humain ?

Ni l’un ni l’autre pour Macron qui écarte ces sujets en pensant que la priorité dans ce pays c’est de faire tomber la gauche et la droite :

  • Lorsque Fillon propose de résorber la dette
  • Lorsque Hamon propose une plus grande justice sociale
  • Macron lui, propose de remettre ces questions à dans 5 ans… le temps de faire un mandat où il gèrera les affaires courantes.

Quand on sait pas de quel coté contourner le poteau, on se le prend en pleine face.

C’est ce qui va arriver au marcheur qu’est Macron, au fur et à mesure que le jour J se profile.

Car ce dernier a bien compris que sa campagne ne reposait plus sur grand chose aujourd’hui. Il est dans une impasse car, il ne peut pas sortir de la ligne centrale sur laquelle il a tracé son sillon.

Si il il a pu tenir aussi longtemps c’est grâce à la confusion HamonMelenchon sur la gauche, et aux affaires pour François Fillon.

Mais les deux camps reprennent du poil de la bête et Macron ne peut aller ni gauche, ni à droite, sans quoi il qualifierait le camp d’en face à sa place.

Ainsi on assiste à des discours creux et sans substance. Quand on demande à Macron quel type de président il sera, ce dernier ne dit pas qu’il sera un président normal… ni un président bienveillant… ni un président sérieux…

Non il dit qu’il sera un président qui préside. Très bien… sauf que c’est un peu le cas de tout les présidents concrètement.

Macron est devenu un peu le roi de la lapalissade consensuelle et surfaite.

La France doit s’affirmer sur la scène internationale mais sans ingérence. La précarité c’est mal mais il faut plus de flexibilité à nos entreprises. L’assistanat c’est mal mais l’État doit jouer son rôle envers les plus démunis. Etc etc…

De plus en plus de lieux communs qui fonctionnaient il y a encore quelques mois encore mais qui paraissent désormais totalement stériles à l’heure où l’on attend des solutions.

Ainsi Macron ne peut désormais compter que sur deux électorats :

1°) Les idéalistes un peu déconnectés, qui pensent qu’en le voulant très très fort on peut résoudre tout les problèmes du monde.

2°) Les désabusés, qui croient à l’inverse que la politique ne peut rien changer de toute façon et qui veulent sanctionner la gauche et la droite.

Sauf que pour beaucoup de ces gens là… le jour du vote si ils marchent ça ne sera pas pour Macron mais pour aller à la pêche.

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