Média

A mort Robert Ménard !

Oui ce titre peut paraître choquant ! Oui cette accroche est peut être un peu forte et exagérée : appeler au meurtre d’un élu de la république c’est pas rien quand même.

Mais rassurez-vous il ne s’agit pas de n’importe qui ici mais de Robert Ménard et figurez vous que ce dernier est tout à fait d’accord sur le principe du moment qu’il est question d’interpeller les gens sur un sujet qui nous tient à cœur.

Robert Ménard donc, journaliste de formation et co-fondateur de l’association Reporter Sans Frontière, actuellement maire de la ville de Béziers.

A l’origine c’était un chic type qui voulait tout mettre en œuvre pour défendre la liberté de la presse et dénoncer les dérives autoritaristes de certains régimes par des actions « coups de poings » visant à attirer l’attention sur des causes justes.

Une évolution sinistre

Puis avec le temps, M. Ménard a fini par se persuader que la transcendance de l’homme survenait dès lors qu’on se mettait à adhérer à toutes les idées malsaines et pourries qui gangrènent nos sociétés contemporaines.

robert

Demandez lui quel passage il préfère dans Bambi, il vous dira que c’est la mort de la maman.

Demandez lui si il a été ému suite à la victoire de l’équipe de France en 98 ? Il vous répondra probablement qu’il y avait trop de joueurs de couleur dans l’équipe.

Demandez lui ce qu’il pense de l’abolition de l’esclavage ? Il vous répondra qu’on a du mal à trouver de la main d’œuvre pas cher.

Bref, un véritable acharné de la posture polémique, celle qui fait grincer des dents et qui lui permet de faire parler de lui.

Là où ça pose problème, c’est lorsque l’ancien dirigeant de RSF use des même méthodes fracassantes et efficaces, pour défendre des valeurs avilissantes et dégueulasses.

L’affiche de trop

Depuis qu’il est maire de Bézier, M. Ménard prend un immense plaisir à créer la polémique en lançant des campagnes d’affichages choquantes dans sa ville.

flingue

Ici par exemple, il donne une bien belle image de la police et cherche à « rassurer » les citoyens.

refugi

Dans ce cas ci, il s’interroge sur le bien fondé d’ouvrir un nouveau centre pour migrants dans sa ville.

Un peu de racisme par ci, de dérives autoritaires par là, bon jusqu’à maintenant rien de bien surprenant pour le petit maire à tendance facho qu’il souhaite incarner ; ça donne envie de vomir mais au moins on n’est même pas surpris.

Par contre, là où ça commence réellement à devenir gonflant c’est lorsqu’on en arrive à des affiches comme celle ci :

 

tgv

Le caprice d’un sociopathe

Entendons nous bien, je ne suis pas le premier quand il s’agit de dénoncer à tout bout de champ le sexisme ambiant.

Je suis réceptif à l’humour noir et je suis un des premiers à me plaindre de ceux qui s’offusquent pour un rien.

En témoigne d’ailleurs l’un de mes précédents articles où je prenais la défense d’une affiche que certains qualifieraient de sexiste.

Sauf que même l’humour noir a des codes, des règles, et demande un minimum de subtilité pour être invoqué. Déjà il faut qu’il fasse rire et là ça ne marche pas devant cette image qui n’inspire que le dégout et la tristesse !

M.Ménard prétend avoir voulu faire « un trait d’humour » mais comment peut-on imaginer un seul instant qu’on puisse trouver drôle le rapprochement entre les trains qui passent et le massacre d’une femme dans ces conditions atroces ?

Le problème étant que dans cette image il n’y a rien qui puisse laisser penser un seul instant à du deuxième ou du troisième degré. Nous ne sommes pas sur un dessin mais sur une photo qui donne un aspect très réaliste à la scène… sans compter le visage terrifié de la jeune femme au premier plan qui a aucun moment ne laisse supposer qu’il s’agisse d’une « boutade ». C’est l’horreur qui nous vient à l’esprit, une horreur qui se change en dégout lorsque l’on lit le slogan.

Une confusion étonnante de Ménard entre « humour noir » et « rire jaune ».

Laurence Rossignol, ex ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes a aussitôt fait la comparaison avec un fait divers survenu en juin 2017.

Évidemment M.Ménard niera avoir eu connaissance de cette affaire, tout comme il niera probablement le décès d’une femme tout les trois jours sous les coups de son mari.

M.Ménard expliquera sans doute que de toute façon, en dépit de son passé de journaliste, il n’aura jamais eu vent d’un quelconque drame qui aurait pu survenir sur une voie ferrée.

C’est à dire qu’en plus de rejeter l’idée de présenter des excuses, il n’hésite pas de surcroit à nous prendre pour des cons.

Aucune limites à la connerie ?

Le plus révoltant dans cette affaire, c’est qu’outre le fait de lancer une campagne d’affichage honteuse, ignoble et même pas drôle (sauf pour lui et ses potes beaufs – hu hu – la fille elle passe sous le train….no comment)

M. Ménard persiste et signe : si il fait cela, c’est parce-que depuis trop longtemps il veut le TGV dans sa ville.

C’est sans doute le plus pathétique dans cette histoire, c’est que la raison justifiant la violence de telles affiches est totalement dérisoire ! Concrètement, et n’en déplaise aux biterrois, beaucoup de français s’en cognent royalement de ce TGV.

Ça n’est pas pour rien que le président Emmanuel Macron a choisi la lutte contre la violence faite aux femmes comme grande cause nationale (et non pas la ligne de TGV desservant Béziers).

En agissant comme le fait Ménard, certes on va en parler de son TGV… mais on a plus envie de lui carrer dans le postérieur qu’autre chose.

Et on se demande jusqu’où ira la folie de cette homme pour qui le monde entier devrait s’arrêter de tourner dès lors qu’il veut une sucette ? M.Ménard diffusera t’il des clips pédophiles pour inaugurer la prochaine crèche de son patelin ? Faut il s’attendre à des images de décapitation lorsqu’il voudra empêcher l’ouverture d’une mosquée ?

Interpeller l’opinion publique sur la gravité d’une situation, en choquant l’opinion, ça peut se comprendre pour des sujets graves.

En revanche lorsque les procédés utilisés deviennent plus violent que le message à faire passer en lui même… il y a un problème grave ! Aujourd’hui fort heureusement, tout le monde n’en est pas encore à faire brûler des petits chatons pour interpeller l’état sur sa condition personnelle.

Ménard lui, connait la technique et s’en sert s’en vergogne pour défendre ses petits intérêts personnels (Non pas le TGV en soit, mais sa réélection évidemment). Le problème étant qu’à continuer son petit numéro, il pourrait susciter des vocations et attirer tout le monde à autant de disproportion.

C’est en ce sens qu’il n’hésite pas à attiser les haines et les ressentiments ; et pour cela il mériterait bien d’être, et condamner.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s