Politique

Limitation à 80 km/h sur les routes, c’est bien du foutage de gueule !

Tout le monde devrait être au courant aujourd’hui, à partir du 1er juillet 2018, la limitation de vitesse sera limitée à 80 Km/h sur le réseau secondaire au lieu de 90 Km/h.

Officiellement, le but de cette mesure est de sauver des vies ! Ce qu’il y a de bien avec ce genre d’argument massue c’est qu’on ne peut pas contester sans passer pour un monstre sans cœur et irresponsable.

D’ailleurs la méthode n’a rien de neuf, on retrouve la même lorsqu’il est question d’augmenter les taxes sur le tabac, d’instaurer une taxe carbone ou de contraindre les cyclistes de moins de 12 ans à porter un casque à vélo.

Au final à chaque fois il est question de répression, de sanctions, avec toujours la mise en avant des bienfaits pour la santé publique. Mais au bout d’un moment nous sommes quand même en droit de nous poser la question : jusqu’à quand va t-on nous prendre pour des cons ?

La santé publique, ça ne marche que dans un sens

Ce qui est amusant avec la santé publique, c’est que ça ne marche que dans un sens ; en 2016 le figaro nous rapportait une étude montrant que près de la moitié des français ne pouvaient plus se soigner convenablement faute de moyens.

Difficulté pour aller chez le médecin, chez l’ophtalmo, ou plus simplement à avoir une nourriture saine à cause de la précarité grandissante… Je ne parle même pas ici des mal-logés et sans abris qui meurent chaque hiver à cause du froid… ou encore des baisses drastiques du budget consacré à la santé.

De toute évidence, la santé publique de la population, le gouvernement s’en contre-fout mais étrangement personne ne fera remarquer ce paradoxe lorsque le premier ministre aura l’outrecuidance d’affirmer qu’il veut sauver des vies

Si l’on rentre dans le détail, ce dernier devrait plutôt affirmer ceci : « Je veux sauver des vies si ça rapporte, et je suis prêt à sacrifier des vies si ça rapporte » car oui on en revient toujours au nerf de la guerre : l’argent.

Mais à 80 km/h au lieu de 90 km/h, on sauve des vies quand même !

C’est une logique implacable, lorsque vous êtes percuté de plein fouets par un objet pesant plus de 2 tonnes qui fonce à 90 km/h, cela vous fait plus mal que si il arrive à 80 km/h.

Pour autant, c’est un peu facile de faire passer les pro-80 pour des bons samaritains alors que les pro-90 seraient d’immondes chauffards meurtriers.

Car peut importe la vitesse… 90, 80 ou même 70 km/h, dès lors que vous avez entre les mains le contrôle d’un objet lourd en mouvement générant une force cinétique suffisamment importante pour provoquer de graves lésions sur un corps humain : c’est dangereux.

La question maintenant est de savoir quel objectif cherche-t’on à atteindre vis-à-vis du nombre de tués sur les routes ? Nous étions à 8 000 morts sur les routes en 2002, nous sommes à moins de 4 000 aujourd’hui ce qui est une très bonne chose incontestablement.

Mais plutôt que de nous réjouir de cette victoire, nous continuons à durcir toujours plus les règles avec ce passage de la limitation à 80 km/h. Peut-on pour autant croire un instant que le risque zéro existe ?

Concrètement, si sauver des vies était le véritable enjeu du gouvernement, alors ça n’est pas à 80 km/h qu’il faudrait limiter la vitesse… ni à 70, ni à 60. Il faudrait purement et simplement interdire totalement l’usage de la voiture comme moyen de transport ; sauf que cela n’arrivera pas car la voiture est avant tout un outil permettant aux individus de se rendre d’un point A à un point B en un minimum de temps.

Le vrai enjeu, c’est l’argent !

Plus les règles en matières de circulation sont dures, et plus l’Etat engrange de l’argent. On vous expliquera que l’argent récolté est réinjecté dans la sécurité routière sauf que cela n’est que partiellement vrai.

Un rapport publié en octobre dernier révèle que près de 10 % des gains réalisés par les radars ne sont pas consacrés à la sécurité routière ce qui représente une coquette somme sur un total de 845 M de recettes des amendes radars.

En réduisant la limitation de vitesse on assure à coup sur un accroissement de ces recettes pour un gain en terme de vies qui reste hypothétique.

Et ne comptez pas sur un réajustement au cas où la courbe du nombre d’accident remonte :

  • si le nombre de décès diminue cela prouvera que réduire la vitesse était une bonne chose.
  • si le nombre de décès augmente alors on dira que réduire d’avantage la vitesse est nécessaire.

Dans les deux cas, une chose ressort, c’est qu’une fois encore c’est monsieur et madame tout le monde qui vont trinquer pour remplir les caisses de l’Etat et financer les cadeaux faits aux plus aisés.

Ceux qui se lèvent tôt le matin pour partir au boulot, ceux qui vivent en zone rurale et pour qui le véhicule est le seul moyen de locomotion… ceux là devront se résoudre à se traîner sur la route, avec l’épée de Damoclès du gendarme sur la tête.

Finalement on est bien dans la continuité du président des riches et des villes… à quand une taxe pour ceux qui vivent dehors ou qui s’approvisionnent au resto du cœur ?

 

 

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