Politique

Top 10 des personnalités politiques qu’on aimerait ne plus voir dans l’actualité.

Ne vous est-il jamais arrivé en suivant l’actualité politique de voir des pages et des pages consacrées à telle ou telle personnalité totalement has-been mais qui cherche à revenir sur le devant de la scène ?

Ces personnalités que l’on croit mortes ou disparues mais qui réapparaissent du jour au lendemain sans crier gare, un peu comme cette pièce de 10 franc qu’on retrouve par hasard, dans un vieux pantalon oublié au fond de l’armoire.

Ils se veulent tenaces, ils se disent pugnaces, mais au fond ils nous agacent… un peu comme une tache de sauce tomate sur le magnifique pull blanc en cachemire auquel on tient tant.

Presse Alternative vous livre aujourd’hui son TOP 10 de ces personnalités qu’on espère bien ne plus revoir dans le paysage politique sans trop y croire… car ils ont de la ressource à défaut d’avoir des idées nouvelles pour le pays.

1°) François Hollande

Comment faire ce TOP 10 sans le numéro 1 des has-been du pays, l’ex président de la république.

Il faut dire qu’au cours de son quinquennat, il a réussi l’impossible en se mettant à peu près tout le monde à dos :

  • Les anti-macrons qui reprochent à François Hollande d’avoir permis l’accession au pouvoir de son poulain.
  • Et les pro-macrons qui de leur côté ont voté pour Emmanuel Macron avec cette promesse d’un nouveau monde qui s’opposerait à l’ancien incarné par ce même François Hollande.

Le corrézien incarnait l’espoir de la gauche après deux décennies de politique à droite… et pourtant il n’a pas hésité à retourner sa veste en explosant au passage le Parti Socialiste qui l’a hissé au pouvoir !

On aimerait qu’il se fasse discret… on apprécierait qu’il s’abstienne de faire des commentaires compte tenu de la situation actuelle et pourtant non : le fossoyeur de la gauche aime à venir occasionnellement se rappeler à notre bon souvenir… Récemment on a même évoqué une volonté de revenir chez l’ancien président !

Comme quoi certains n’ont honte de rien.

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« Moi ex-président, je jure de revenir. Moi ex-président, je jure que je vais combattre la finance pour de vrai la prochaine fois. Moi ex-président bla bla…« 

2°) Nicolas Sarkozy

Avant les présidents sortants avaient le mérite de se tenir à l’écart de la vie politique sitôt leur défaite…

Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et même si François Hollande a la palme du retour indésirable, c’est Nicolas Sarkozy qui le premier a tenté sa chance.

Souvenez-vous en 2012, Nicolas Sarkozy essaye de refaire le coup de 2007 en siphonnant une nouvelle fois l’électorat du Front National pour se faire élire ; mais cette fois ci personne n’est dupe et il s’écrase lamentablement face à la bonhomie du candidat socialiste qui lui fera le coup de l’éternelle anaphore.

Une défaite qui lui restera en travers de la gorge, son rival de l’époque n’ayant pas réussi à créer un engouement autour de sa propre personne dans les urnes.

Du coup Sarkozy y croit, Sarkozy le sait, le peuple s’est trompé lors du vote et regrette son choix ! Sans compter que « le candidat aux talonnettes » est fort d’un noyau dur qui continue de le soutenir envers et contre-tout, à la limite du fanatisme.

Par conséquent, il croit en son retour ce cher Nicolas et il n’hésitera pas à se présenter aux primaires de son propre parti pour reprendre cette place de chef que personne n’a réussi à récupérer en son absence.

Échec cuisant… Sarkozy échouera face à celui qu’il qualifiait de simple « collaborateur » auquel « personne ne s’intéresse » de toute façon.

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« On peut tromper un français 1000 fois. On peut tromper 1000 français une fois… Mais les français peuvent pas se tromper 3 fois en ne me réélisant pas alors qu’au fond d’eux ils m’aiment j’en suis certain ! »

 

Claque contre Hollande, revers contre Fillon, on pourrait s’attendre à ce que Sarkozy ait enfin retenu la leçon mais non… ce dernier fait régulièrement parler de lui dans la presse que ce soit volontairement en commentant l’actualité politique, ou involontairement avec les multiples affaires judiciaires le concernant…

3°) Ségolène Royale

Il faut croire que la glue, c’est aussi une histoire de famille étant donné qu’à la troisième position de ce classement on a l’ex du numéro 1 j’ai nommé Ségolène Royale.

Le problème de madame Royale, c’est ce que celle ci est restée dans l’illusion qu’elle était appréciée des français au motif qu’elle a réussi à fédérer plus de 16 millions d’électeurs au second tour de l’élection présidentielle de 2007.

Sauf que Madame Royale oublie une chose, c’est que face à elle il y avait Nicolas Sarkozy qui réussissait à lui seul à fédérer autant de soutiens que d’opposants.

Concrètement, même un âne estampillé « PQ » aurait réussi à faire autant sinon mieux face à Nicolas Sarkozy.

Alors on pourrait penser que je suis parti pris… peut être un peu sans doute… mais la suite des événements tend à me donner raison.

En 2008, elle contribue au fiasco du congrès de Reims puisqu’elle perd face à Martine Aubry dans un scrutin serré… scrutin qu’elle contestera avant qu’un recomptage la donne une nouvelle fois perdante.

Puis viennent les primaires citoyennes de 2011, où Ségolène se prend une gifle électorale en finissant 4 ème derrière Arnaud Montebourg avec moins de 10 % des suffrages.

Pour finir, en 2012 celle ci se retrouve plongée dans une polémique concernant son parachutage dans la première circonscription de la Charente-Maritime. En dépit de l’investiture donnée par le parti socialiste, Ségolène se fera battre à plate couture par Olivier Falorni, illustre inconnu sans étiquette.

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comme quoi à l’époque, ça puait déjà la défaite…

Une succession d’échecs qui devrait lui faire comprendre une bonne fois pour toutes qu’elle a eu sa chance mais qu’elle n’est plus dans les bonnes grâces du peuple français. Et pourtant, l’ex-candidate à la présidentielle refait parler d’elle en cherchant soudainement à se placer comme une opposante à Macron sur le sujet des hausses du carburant, alors que jusqu’à maintenant… on peut pas dire qu’elle se posait en fervente opposante du pouvoir en place.

On parle même d’elle pour conduire les listes européennes du Parti Socialiste!

Une renaissance réussie ? Mmmoui… si tant est qu’on soit naïf au point d’imaginer que le Parti Socialiste ait encore un avenir ! Peut-être faudrait-il expliquer à Mme Royale qu’elle essaye d’écoper un navire qui a touché le fond depuis un moment.

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« Cet article est sexiste ! »

4°) Manuel Valls

Alors là, on est clairement dans le cas du petit cailloux coincé dans la godasse et qui fait mal… mais mal… T’as beau enlever la chaussure et la secouer dans tous les sens, rien à faire tellement cette saloperie de %!&!/$^ù* de cailloux est bien logée dans la semelle.

Eh oui Manuel Valls, alors là en termes de gros looser on en tient un bon !

On n’a pas eu le temps de l’oublier, ni de le regretter, et pourtant bon sang ce qu’on aimerait qu’il parte loin !

Le problème avec Manuel Valls, c’est qu’on est en présence d’un mec de droite qui se croit de gauche pour la seule et unique raison qu’il est né à Barcelone.

Du coup le type passe son temps à proposer des trucs totalement à contre courant de son propre parti et il est persuadé que cela lui donne une image « progressiste ».

Eh oui sauf qu’il s’est fait cramé depuis le temps par les électeurs qui, eux, ne s’y sont pas trompés :

  • Primaire 2011 : échec cuisant avec 5 % des voix.
  • Primaires 2017 : nouvel échec… moins violent… mais le mec a été quand même premier ministre entre temps.

Évidemment il s’assoit sur le résultat de la primaire socialiste et fait les yeux doux à Macron quand il voit qu’on ne veut pas de lui mais là aussi il se prend un râteau par Jupiter trop occupé à vendre du rêve avec son « nouveau monde ».

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« Sóc el destituït » ça veut dire « Je suis le mal-aimé en Catalan » (enfin c’est google qui le dit)

Valls réussit malgré tout à rafler un dernier mandat de député (non sans irrégularité dans le scrutin) mais il intervient très peu à l’hémicycle… pour le peu de fois où il est présent par ailleurs.

Un homme esseulé, à contre-courant d’un peuple qu’il prétend servir, et trahissant un goût prononcé pour le pouvoir et l’argent… on peut dire qu’il s’en sort bien à l’arrivée !

Mais ne l’enterrons pas trop vite, Manuel Valls n’est pas du genre à se faire petit et ambitionne depuis peu de devenir maire de Barcelone !

Espérons que pour une fois, il réussisse quelque chose et qu’il s’y plaise suffisamment pour y rester !

5°) François de Rugy

Dans la catégorie : Je n’ai pas de parole, je m’assoie dessus et tout ce que je veux c’est du pouvoir et de la thune, François de Rugy se pose là lui aussi.

Il n’a jamais vraiment disparu du paysage politique donc on peut pas parler de « retour » pour lui… mais en même temps il n’a jamais vraiment été là tellement son charisme frise celui d’une poignée de porte (et encore… certaines ont déjà suscité plus d’émotion chez moi)

J’ai déjà fait un article sur François de Rugy où j’expliquais comment ce dernier passait son temps à changer de parti à chaque fois qu’il se rendait compte de son impuissance à fédérer qui que ce soit…

À force de magouilles et autres combines, François de Rugy a réussi à se faire une place dans la primaire de gauche (sans avoir besoin de parrainage), où il fera un score pitoyable (encore pire que Valls en 2011).

Bien sur, François de Rugy expliquera aussitôt qu’il a participé à la primaire bien qu’il n’ait jamais eu l’intention de tenir parole en suivant le vainqueur, et que de toutes façon il n’avait aucune valeur de gauche.

A la manière d’un Jean-Claude Dus, il a tenté sa chance là où il a pu s’incruster en se disant que sur un malentendu ça pouvait marcher mais il n’a jamais eu la moindre intention de défendre des convictions… le rôle de bouffon du roi lui sied davantage.

C’est ainsi qu’il est devenu président de l’assemblée nationale, arrangeant bien les affaires de Macron puisqu’il lui sert de caution « verte ».

Puis le voici maintenant ministre de l’environnement où sa première grande décision c’est d’autoriser le groupe TOTAL à faire des forages en Guyane… comme quoi l’honneur en politique, c’est pas automatique.

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« Faudra quand même que je me renseigne un de ces jours sur ce truc… l’élocogie où je ne sais pas quoi »

6°) Jean-Luc Mélenchon

J’ai honte, j’avoue… de mettre Mélenchon juste après François de Rugy… on est quand même pas sur le même registre là.

Jean-Luc Mélenchon a le mérité d’être constant et droit dans ses engagements depuis plusieurs années maintenant qu’il a claqué la porte du PS.

Cependant ce dernier devrait envisager lui aussi, de quitter peu à peu le paysage politique pour une raison assez simple en réalité : la place trop importante qu’il a pris au sein de son mouvement.

On a vu la polémique récemment concernant les perquisitions chez lui, et une chose est sûre : complot ou pas, ses partisans sont franchement divisés depuis le coup de gueule de leur chef.

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« Je suis le bruit et la fureur ! Y a qu’à voir comment mes militants se mettent sur la tronche entre eux depuis les perquisitions à mon domicile. »

Mélenchon est entré dans une phase où il attire autant qu’il repousse… soit on l’aime, soit on le déteste et on voit mal comment il peut retourner les esprits dans un sens ou dans l’autre.

Après deux campagnes électorales, le leader de la France Insoumise a réussi à fédérer une partie de l’électorat derrière une ligne politique très à gauche… mais il ne faudrait pas non plus que son mouvement vire au culte de la personnalité.

Jean-Luc Mélenchon est un homme intelligent, et si c’est sa volonté de défendre ses valeurs qui prime alors en toute logique il devrait de lui même, songer progressivement à s’éloigner du premier plan.

7°) Marine Le Pen

Certains me diront que la représentante de l’extrême droite n’a jamais vraiment disparu (ou bien qu’elle n’aurait jamais dû apparaître tout court), mais ça reviendrait à oublier le revers qu’elle a subi lors du débat télévisé du second tour et la période de flottement qu’a connu le Front National… enfin le « Rassemblement » National.

Plutôt que changer de nom, le parti gagnerait surtout a changer de leader car il faut bien le dire aujourd’hui : Marine Le Pen est finie !

Aujourd’hui le RN continue d’exister et garde un noyau dur d’électeurs, seulement il ne réussira pas à refaire de si hauts scores avec Marine Le Pen à sa tête pour deux raisons :

  • La première c’est la poussée de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise qui incarne une autre forme de « populisme »  grappillant des voix au RN. Le fameux « vote contestataire »  trouve une nouvelle forme d’expression moins polémique.
  • La deuxième c’est Marion Maréchal – J’ai – un – nom – de – collabo – que – j’assume – Le Pen, qui prend des parts sur le marché du fascisme souverainisme identitaire.

Du coup même si Marine conserve aujourd’hui la tête du « FN Canal historique« , ce n’est qu’une question de temps (et de claque électoral) avant qu’elle ne réalise qu’elle n’est plus dans la partie.

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Elle tenait pourtant LA punchline du débat :-O

8°) Philippe de Villiers

Bon ok, le mec est vicomte et s’est fait connaître grâce au parc du Puy-du-Fou… il aurait pu s’arrêter là mais non, il a fallu qu’il soit un homme politique quand bien même il n’apporte pas grand chose avec son « souverainisme-gaullo-crétien-que c’est comme le FN mais en plus soft ».

J’exagère, car il y a bien un créneau porteur auprès des aristos férus d’histoire et de récits napoléoniens qui se masturbent intellectuellement devant la « France Eternelle » sans pour autant partager « l’humour raciste » très prisé chez les frontistes.

Sauf que le créneau est actuellement occupé par Nicolas Dupont-Aignan et qui va à la chasse, perd sa place (ça tombe bien, la chasse c’est typiquement le genre de truc qui plaît à ces gens là)

Du coup, on ne comprend pas trop ce qu’il nous fait monsieur de Villiers à s’étaler dans la presse pour nous donner son avis sur l’actuel président comme si il était une forme de caution morale.

Un jour il adoube Macron, et le lendemain il nous explique que non en fait il n’apprécie pas l’actuel président.

Y-a-t’il vraiment des gens qui guettent les prises de positions de Philippe de Villiers avant de se faire un propre avis sur ceux qui nous gouvernent ??!

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« A mon avis, y en a pas beaucoup… mais c’est mon avis.« 

9°) Nicolas Dupont-Aignan

Un autre souverainiste-gaullo-crétien-que c’est comme le FN mais en plus soft, qui réapparaît sur les réseaux sociaux pour tenter de récupérer la grogne vis à vis du prix des carburants.

Sauf que le leader de Debout la France a fait son coming-out en 2017 lorsqu’il a clairement appelé à l’union avec le Front National !

C’était osé remarquez… faire un événement politique majeur de la dernière campagne présidentielle en annonçant son ralliement au FN alors que jusqu’alors les gens se posaient encore la question de savoir qu’elle était la différence entre les deux mouvements.

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« Je suis pour un renforcement de la lutte contre l’immigration !!! ….. comment ça vous le saviez déjà ? »

 

Il a joué le coup Dupont-Aignan, il a senti que c’était le bon moment pour faire tomber les masques après avoir entretenue une forme de ligne de démarcation « républicaine » avec le FN.

Mais Marine Le Pen a connu la déroute entre temps et aujourd’hui on se demande bien qu’est ce que Monsieur Dupont-Aignan est censé incarner.

N’est-il pas temps pour lui de prendre sa retraite ? Soit de prendre une bonne fois pour toute sa carte du FN et d’arrêter de chercher à cultiver une pseudo-différence alors que personne n’est dupe.

10°) Olivier Besancenot

La gauche n’est pas en reste de personnalités disparues qui refont subitement surface sans qu’on comprenne trop pourquoi.

Olivier Besancenot, le facteur au look juvénile, revient sur le devant de la scène et cherche à unir les courants de gauche allant de Mélenchon à Benoit Hamon pour contrer la politique de Macron.

L’intention est louable… mais alors… pourquoi avoir fait cavalier seul en 2009 en fondant son NPA alors qu’en parallèle se constituait le Front de Gauche ?

Besancenot avait pourtant le vent en poupe suite à l’élection de 2007 et c’était à lui de chercher à fédérer les courants de gauche… mais au lieu de cela il s’est marginalisé dans son NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) avant de prendre du recul, laissant le champ libre à Mélenchon pour incarner la gauche de la gauche.

Alors oui, les forces de gauche vont devoir réussir à faire front commun un jour où l’autre mais on se demande si Olivier Besancenot est le mieux placé pour venir jouer les médiateurs.

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« Faut faire ce que je dis et pas ce que je fais, voila tout »

 

 

 

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