Politique

Gilets Jaunes : ça sent mauvais pour le gouvernement.

Voila, c’est parti, depuis samedi dernier les gilets jaunes ont entamé leur mouvement de blocage, comme un pied de nez à la majorité présidentielle et son mouvement « En Marche ».

Une « marche forcée » décidée par une caste de pseudos « savants élitistes » qui aura fini d’exaspérer un peuple français usé, fatigué, et qui a décidé de mettre un terme à cette mascarade macroniste.

Car c’est bien de cela dont on parle : pendant qu’Emmanuelle Macron balançait son catalogue de réformettes aux relents de vaseline pour taxes sur le gazole, nous avions tous compris que le malaise était plus profond que résumer la grogne au sujet de l’automobile était une erreur d’appréciation.

Un produit à base de pétrole pour faire passer la pilule d’une taxe sur le gazole… notez le paradoxe.

Une colère qui remonte à loin

Concrètement on ne peut pas tout mettre sur le dos d’Emmanuelle Macron car au fond cette colère du peuple français remonte à loin.

Sarkozy, Hollande, à chaque fois le discours est le même, on promet des lendemains qui chantent à son électorat puis une fois au pouvoir on se contente bêtement d’appliquer une politique libérale mettant l’accent sur la flexibilité des entreprises au détriment des travailleurs qui ne seront pas tenter de se délocaliser eux au moins.

« Je vous jure que je voulais combattre le monde de la finance en mettant Macron au ministère de l’économie ! »

Aucune autre alternative envisageable sans quoi nous risquerions de nous mettre en porte à faux vis à vis de l’union européenne…

Alors pendant que les plus riches s’enrichissent et que les autres triment, on essaye de dresser les uns contre les autres pour détourner l’attention du problème de fond.

L’ennemie est l’assisté, ou l’immigré, ou le fonctionnaire, une stratégie payante puisqu’elle aura permis à nos anciens président de pouvoir tenir le temps d’un mandat.

Jusqu’à l’arrivée de Macron.

Jupiter à terre.

Il se vantait d’incarner le nouveau monde, il se présentait comme un nouvel espoir, en réalité Macron est ni plus ni moins que la synthèse des présidents le précédent, en plus naïf.

Il croit dans le même modèle libéral reposant sur l’idée qu’il faut des grands groupes financiers solides pour faire travailler la plèbe qui reversera sa part à l’état.

De la bonne gestion économique d’un pays comme si c’était une entreprise et qui doit être rentable… or pour lui si les gouvernements précédents ont échoué c’est surtout due à leurs errements.

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« Moi président, je vous promets que je ne promets rien, je tiendrai mes promesses de ne rien promettre, je promets un engagement à la hauteur de mes promesses. C’est le nouveau monde ! »

 

Il a réussi à donner l’illusion qu’il allait renouveler le monde politique tout en proposant au fond une même politique poussée à son paroxysme.

Sauf qu’à l’arrivée, il se prend un retour de bâton à la hauteur de ses ambitions et il ne se distingue de ses prédécesseurs que d’une façon : il a réussi à fédérer toutes les colères d’un peuple contre lui.

L’incompréhension entre le président et le peuple

Macron est sincère dans sa démarche, il n’est pas un grand idéaliste très innovant dans le fond… C’est « le bon élève » qui a révisé ses cours d’économie avec assiduité et qui sait précisément ce qu’il faut faire pour la France d’aujourd’hui dans un contexte de concurrence mondialisé :

Tout est mis en place pour que les grosses fortunes viennent investir en France tout en réduisant le coût d’une main d’oeuvre humaine obsolète.

Le but étant de faire de la croissance, peut importe le sort de l’individu jugé peut rentable.

Du coup on comprend que celui ci soit incapable aujourd’hui d’apporter des réponses à un peuple qui se soulève et qui fait des revendications multiples et disparates.

Car les français si ils ne sont pas insensibles aux intérêts du pays ou aux enjeux écologiques, ils n’en restent pas moins intéressés par leur propre sort de et celui de leurs enfants.

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« Pas tous, nous on a voté Macron et on voudrait reverser plus de taxes aux premiers de cordées »

A l’inverse Macron n’a pas la moindre considération pour ceux qui ne sont rien. Bien sur il les entend, je pense même qu’ils les comprends, mais ça ne l’empêche pas de s’en moquer éperdument.

Car un homme politique classique aura le souci de se faire réélire, ce qui peut le pousser à prendre des décisions qui ne sont pas « optimales » pour le pays mais qui auront le mérite de faire plaisir à une partie de l’électorat.

Un technocrate comme Macron n’est pas aussi sensibles à ces considérations politiciennes et il considérera que la « bonne gestion » passe avant l’aspiration des individus… car pour lui la notion de bonheur des concitoyens n’entre pas dans le compte de résultat de l’entreprise France.

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« Plus on les tond et plus ils travaillent donc on peut les retondre c’est ça qu’est chouette »

A moins que…

Ça passe ou ça casse

Dimanche soir, le premier ministre l’a redit : ils ont un cap, et ils comptent s’y tenir.

Ainsi il faut bien comprendre que le président n’a pas l’intention de faire le moindre geste supplémentaire à l’égard des gilets jaunes, et quand bien même il le ferait, il recevrait une fin de non-recevoir.

Car les graines de la colères sont nombreuses et c’est l’ensemble de la politique qu’il faudrait revoir et non pas une ou deux mesures en particulier.

Macron s’accroche donc à son cap avec l’espoir que le mouvement finisse par retomber, résigné à la marche inéluctable des réformes injustes.

Sauf que cette fois ci le mouvement apolitique est très suivi car il réunit deux catégories souvent mises en compétition, les classes populaires et les classes moyennes en même temps.

Quand bien même les médias font état d’un mouvement pas aussi suivi qu’on aurait pu espérer, et que le ministre de l’intérieur communique des chiffres farfelus, il ne faut pas être omniscient pour se rendre compte que le mouvement a pris et que partout en France, de nombreuses personnes arborent leur gilet jaune.

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« Eh oui fiston, nous voila manifestants nous aussi le temps que papa change sa roue 😦 « 

Tous ne sont pas forcément dehors en même temps, mais vu le nombre de personnes qui soutiennent le mouvement on peut supposer un « roulement » régulier dans les effectifs qui va probablement faire durer le conflit très longtemps.

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Les gilets jaunes un des rares mouvements où l’on trouve des réservistes

Mais alors quelle issue donner à ce conflit qui pourrait perdurer 1 mois ? 2 mois ? Pour l’instant les médias émettent l’hypothèse que le mouvement s’essoufflera naturellement car il n’a pas de leader et pas de revendication précise… ce qui encourage Emmanuel Macron à rester sur sa ligne de l’indifférence.

Mais face à la chienlit qui va s’installer dans le pays alors très vite se posera la question de la dissolution de l’assemblée nationale.

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« Lol du moment que c’est pas un autre remaniement ! »

Peu évoquée pour l’instant, c’est pourtant la seule solution que le président aurait pour apporter une réponse substantielle à la crise que traverse notre pays.

Non pas qu’elle soit une bonne solution pour Macron, vu qu’elle porterait probablement un grand coup à sa majorité en laissant le champ libre à l’opposition… mais c’est surtout la seule solution qui se présente à lui pour mettre un terme à cette fronde populaire contre sa politique globale.

Bien évidemment, cela prendra du temps avant que l’idée ne germe dans la tête de notre président car en plus de l’échec politique, cette dissolution porterait atteinte à son égo personnel.

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« En même temps, De Gaulle l’a fait alors ça pourrait être classe »

Mais sans cette dissolution on voit mal comment il pourrait éteindre le feu dans la maison France et prendre le risque d’un pourrissement du conflit est loin d’être une solution meilleure…

car pour ça il faudrait que les gilets jaunes finissent par agacer le reste des français…

or il est tout aussi probable que les français dans leur majorité estiment que ces blocages soient de la responsabilité du gouvernement plus que des gilets jaunes eux-même.

 

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2 commentaires sur “Gilets Jaunes : ça sent mauvais pour le gouvernement.

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