Politique

Commémoration du D-Day : le bal des faux culs !

Tous les ans c’est la même chose, on nous bassine avec un florilège de commémorations sur tel ou tel événement historique…

Il y a même un calendrier prévu pour ça accessible sur le site de la défense !

Mais bon 11 journées nationales de commémoration ça n’est pas suffisant pour compenser le manque de charisme de nos dirigeants actuel (n’est pas de Gaulle qui veut), du coup on multiplie les commémorations, on décortique l’histoire afin de trouver toujours plus d’occasions de mettre en valeur nos représentants.

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« Mais oui… j’aurai peut-être dû faire une commémoration pour la naissance de Sarkozy ! Ça aurait plu aux républicains ça ! »

Aujourd’hui ? C’est le D-Day qu’on célèbre !

Vous savez ce fameux 6 juin 1944 où les forces alliées débarquèrent sur les plages de Normandie.

Mais du coup cela ne pourrait-il pas être inclus dans la commémoration du 8 mai 1945, jour de la victoire des alliés sur l’Allemagne Nazi ?

Non non mon bon monsieur cela n’a rieeeeen à voir !

La victoire sur le nazisme et la paix c’est une chose… la formidable prouesse logistique d’un débarquement sur une plage en est une autre…

D’ailleurs pourquoi ne pas aussi commémorer le débarquement du 9 septembre 1943 en Corse ? La libération dudit département un mois plus tard ? Ou encore le premier résistant français à avoir osé dire « merde » à un officier nazi ?

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Peut-être parce que Spielberg n’en a pas fait tout un film

Moins de pertes humaines sans doute… je ne vois que ça !

Après tout le débarquement de Normandie c’est la perte de 20 000 000 de vies humaines… ah… non… 12 000 en fait ; j’ai confondu avec les pertes soviétiques mais bon ça il faut croire qu’on s’en moque étant donné que la Russie n’a pas été convié aux « festivités ».

Devoir de mémoire courte

Quand on parle de commémoration, a priori on parle d’une cérémonie officielle organisée dans le but de conserver la conscience nationale d’un événement de l’histoire collective ; il y a l’idée derrière d’un devoir de mémoire, d’une obligation que nous avons chacun de ne pas oublier le passé pour éviter de réitérer nos erreurs.

Du coup on pourrait s’attendre à ce qu’une commémoration portant sur la Seconde Guerre mondiale soit l’occasion d’une communion entre les États, rappelant à tous que la guerre c’est mal car elle engendre des morts, de la peine et de la souffrance, faisons fi de nos différences et de nos désaccords ! Marchons main dans la main pour montrer que nous avons tiré les leçons des heures sombres de l’histoire.

Sauf qu’en suivant l’actualité liée à cette commémoration, on se rend bien vite compte qu’on est loin de l’esprit bienveillant et fédérateur escompté !

Un indésirable

Déjà, on n’invite pas le camarade Vladimir Poutine qui est pourtant le représentant de la Russie, soit la nation sans qui nous n’aurions pu vaincre le III ème reich !

Je sais bien qu’on a tous en tête l’image du général de Gaulle surgissant des mers du haut de son char Leclerc pour bouter les nazis avec l’aide d’une population française composée à 95 % de résistants vaillants… Mais la réalité historique est quelque peu différente.

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« Puisque je vous dis que Stalingrad aussi, c’était MOIIII ! »

En vérité le débarquement de Normandie n’aurait pu réussir si la majeure partie de l’armée nazie n’était pas entrain de se ramasser sur le front soviétique où eurent lieu de nombreuses batailles majeures ; c’est d’ailleurs bien entre 1942 et 1943 que les historiens situent le tournant de la guerre et non en 1944.

Certes, la France est en froid avec la Russie aujourd’hui et Macron ne s’entend pas trop avec Poutine… mais alors… où est l’intérêt de la commémoration ? Si le climat est si tendu aujourd’hui, au point qu’il est impossible de s’asseoir à une table avec un vieil ami pour se remémorer le bon vieux temps, alors peut-être faudrait-il chercher des solutions pour renouer les liens plutôt que de saisir l’occasion pour lancer une énième provocation.

On en vient à se demander si l’on commémore le souvenir heureux de la victoire face au nazisme, ou la joie de pouvoir faire chier Poutine… ce qui est déjà nettement moins classe.

Des infréquentables

Il y a ceux qu’on n’invite pas et ceux qu’on invite hypocritement alors qu’on passe notre temps à marteler qu’ils sont cons.

Theresa May d’un côté pour le Royaume-Uni et Donald Trump pour les États-Unis.

La première, on ne lui pardonne pas vraiment le Brexit… Et peu importe qu’elle réponde aux demandes d’une majorité de Britanniques ayant voté pour le Brexit…

Au fond notre président se contrefout de ce que peuvent bien penser les Britanniques et il prend un malin plaisir à critiquer ces derniers qui ne pensent pas comme lui.

Pour le second, on aura eu de cesse dans la presse française de le moquer comme un gros abruti misogyne et belliqueux… peut-être… mais là encore il a été élu par le peuple américain.

Supposons donc que les Britanniques sont des crétins, et les Américains aussi… avec les Russes (cf : plus haut)… On se retrouve donc à devoir commémorer la victoire d’une alliance dans laquelle « on » (Macron & co) ne peut blairer personne.

Au fond le seul État qui trouve grâce aux yeux de nos dirigeants actuels c’est l’Allemagne, or commémorer le 8 mai 1945 uniquement avec la chancelière allemande pourrait faire mauvais genre.

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« Eyh Angie, ça te dit pas on commémore la raclée que tu nous as mise à Séville 82 ? Au moins y aura que nous ! »

Commémorer moins, mais commémorer mieux.

Entendons-nous bien je ne remets certainement pas en cause le fait de commémorer les grandes dates de notre histoire, bien au contraire !

C’est justement parce que je trouve important le devoir de mémoire que je m’offusque de voir l’Histoire instrumentalisé de la sorte pour servir des intérêts diplomatiques actuels.

Petite humiliation pour Poutine, quelques poignées de main hypocrites ici et là pour arrondir les angles, les responsables politiques sont dans la représentation plus que dans la repentance.

On s’étonne après de voir le lien national s’étioler, les peuples qui traversent une crise identitaire mais en même temps :

– Comment faire comprendre à un jeune français toute l’importance des faits ayant eu lieu en juin 1944, si la seule chose qu’on met en évidence c’est Macron se pavanant au micro pour donner des leçons de morale à Donald Trump ?

Donc ce qu’il faut retenir de la Seconde Guerre mondiale si j’ai bien compris, c’est qu’il ne faut pas hésiter à toujours s’afficher fièrement en n’hésitant pas à donner des leçons de morale aux autres… eh bien avec ça on va aller loin !

 

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